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C’est ainsi que l’une des recommandations de la BPAM vise à utiliser les cultures cellulaires en remplacement des souris et plus particulièrement la bioproduction d’anticorps monoclonaux par des méthodes alternatives à la technique classique de l’ascite. Il
faut savoir que les anticorps monoclonaux sont des glyco-protéines
synthétisées par le système immunitaire
qui, à l’état naturel présentent
une structure moléculaire et des propriétés
hétérogènes. Or il est parfois nécessaire
d’obtenir des anticorps à propriétés
homogènes pour les besoins de la thérapeutique
médicale et de la recherche fondamentale. Dans ce cas-là,
on parle d’anticorps monoclonaux dont la production
se déroule en deux étapes.La première, pour laquelle il n’existe aucune alternative à l’utilisation de l’animal, consiste à immuniser une souris (opération non douloureuse) dont on récupère les cellules, productrice d’anticorps. Celles-ci sont ensuite fusionnées avec des cellules cancéreuses dans le but d’obtenir des clones cellulaires qui seront mis en culture pour assurer la production d’anticorps monoclonaux. A ce stade intervient la deuxième étape du processus qui fait appel à des méthodes soit in vitro, soit in vivo. La méthode in vivo de l’ascite, datant des années septante, consiste à injecter dans la cavité péritonéale d’une souris (injection dans l’abdomen), la culture produite dans la première étape du processus. Elle consiste ensuite à récupérer une quinzaine de jours plus tard, les anticorps monoclonaux qui sont libérés dans l’important volume de liquide d’ascite produit simultanément dans le ventre de la souris. Ce qui occasionne une intense souffrance chez l’animal. Les méthodes in vitro, auxquelles recourent actuellement de plus en plus de chercheurs, évitent de recourir à l’animal et produisent des anticorps monoclonaux d’une grande pureté. Ces méthodes reposent sur des cultures de cellules vivantes maintenues en survie hors d’un animal. L’énoncé
de ces deux méthodes, in vivo et in vitro, permet donc
d’affirmer aujourd’hui, qu’il est possible,
dans la majorité des cas, d’abandonner le recours
à l’animal, générateur de souffrances,
pour produire des anticorps monoclonaux grâce au recours
aux techniques in vitro.Tel est le but que s’est assigné la BPAM dans son combat de tous les jours pour le développement des méthodes alternatives.
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En
collaboration avec le Comité déontologique
belge et avec des experts internationaux issus du monde
industriel et académique, la Plate-forme belge des
Méthodes Alternatives s’est donné pour
but de proposer des recommandations en vue de favoriser
l’utilisation des méthodes alternatives pour
la production d’anticorps monoclonaux.

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